La flat tax (PFU) expliquée simplement
31,4 % sur tes gains de placement depuis 2026 : la flat tax (PFU) expliquée en clair, avec ce qu'elle couvre, quand choisir le barème, et des exemples chiffrés.
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Contents
- C'est quoi la flat tax ?
- Ce que couvre la flat tax à 31,4 %
- Les exceptions : ce qui reste à 17,2 % de prélèvements sociaux
- Un exemple chiffré pour visualiser
- Flat tax ou barème progressif : tu as le choix
- Quand le barème peut être plus intéressant ?
- Pourquoi c'est important pour tes placements
- Questions fréquentes
- Pourquoi la flat tax est-elle passée de 30 % à 31,4 % ?
- La flat tax s'applique-t-elle au Livret A ?
- L'assurance-vie et l'immobilier sont-ils concernés par les 31,4 % ?
- Comment choisir entre flat tax et barème progressif ?
- Les gains en crypto sont-ils soumis à la flat tax ?
Cet article est informatif et ne constitue pas un conseil fiscal personnalisé. Les taux présentés reflètent les règles en vigueur pour 2026 (loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026, n° 2025-1403, art. 12 ; service-public.fr ; impots.gouv.fr). La fiscalité évolue d'une année à l'autre : en cas de doute, rapproche-toi d'un professionnel.
Dès que tu gagnes de l'argent avec tes placements — intérêts, dividendes, plus-values — l'État prélève sa part. Depuis 2018, cette part passe le plus souvent par la fameuse flat tax, ou PFU. Comprendre ce mécanisme t'aide à savoir ce qu'il te reste vraiment dans la poche, surtout depuis que son taux a légèrement bougé en 2026.
C'est quoi la flat tax ?
Flat tax signifie « impôt à taux unique ». Son nom officiel est le Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU). L'idée : appliquer un seul taux global sur la plupart des revenus mobiliers du capital, quel que soit ton niveau de revenus.
Depuis 2026, ce taux global est de 31,4 % pour les revenus mobiliers de droit commun. Il se décompose en deux morceaux :
- 12,8 % au titre de l'impôt sur le revenu ;
- 18,6 % au titre des prélèvements sociaux (la CSG est passée de 9,2 % à 10,6 %, ce qui fait grimper la part sociale de 17,2 % à 18,6 %).
Total : 31,4 %. Le taux forfaitaire d'impôt (12,8 %) n'a pas changé ; c'est la composante « prélèvements sociaux » qui a augmenté en 2026.
Deux dates d'effet à ne pas confondre. Pour les revenus du patrimoine — plus-values de valeurs mobilières et d'actifs numériques — le taux de 18,6 % s'applique dès les revenus 2025, ceux que tu déclares au printemps 2026 : la hausse est donc rétroactive. Pour les produits prélevés à la source — dividendes et intérêts — elle vise les sommes encaissées à compter du 1er janvier 2026.
Ce que couvre la flat tax à 31,4 %
Le PFU à 31,4 % s'applique aux revenus mobiliers, notamment :
- les intérêts (comptes à terme, obligations, crowdlending, prêts participatifs…) ;
- les dividendes d'actions ;
- les plus-values de cession de valeurs mobilières (actions, ETF sur compte-titres ordinaire) ;
- les gains sur les cryptomonnaies, selon les règles en vigueur pour les particuliers.
Les exceptions : ce qui reste à 17,2 % de prélèvements sociaux
Attention à ne pas généraliser : tous les revenus du capital ne sont pas concernés par la hausse de 2026. Plusieurs régimes conservent des prélèvements sociaux à 17,2 %, et donc, lorsque le PFU s'applique, une fiscalité globale qui reste à 30 % (ou à un taux réduit propre à l'enveloppe) :
- l'assurance-vie (fiscalité avantageuse après 8 ans, avec abattement annuel) ;
- les PEL, CEL et PEP — leurs prélèvements sociaux restent à 17,2 % quelle que soit la date d'ouverture ; côté impôt, les intérêts d'un CEL relèvent du PFU (12,8 %), comme ceux d'un PEL ouvert depuis 2018, tandis qu'un PEL ouvert avant 2018 n'y est pas soumis pendant ses douze premières années ;
- les revenus fonciers (loyers de location nue) ;
- les plus-values immobilières.
À l'inverse, le Livret A et le LDDS restent totalement exonérés d'impôt comme de prélèvements sociaux. Et le PEA, sous condition de durée de détention, échappe en grande partie à cette taxation. Autrement dit : l'enveloppe compte autant que le placement.
Un exemple chiffré pour visualiser
Disons que tu vends des actions sur un compte-titres ordinaire et réalises 1 000 € de plus-value. Avec la flat tax à 31,4 % :
- impôt sur le revenu : 128 € (12,8 %) ;
- prélèvements sociaux : 186 € (18,6 %) ;
- total prélevé : 314 €, il te reste 686 €.
Autre cas : tu perçois 500 € de dividendes. La flat tax en prélève 157 € (64 € d'impôt + 93 € de prélèvements sociaux), il te reste 343 €. Ces chiffres sont indicatifs et illustrent simplement le calcul.
Flat tax ou barème progressif : tu as le choix
Point souvent méconnu : la flat tax est le régime par défaut, mais tu peux opter pour le barème progressif de l'impôt sur le revenu si c'est plus avantageux pour toi. Cette option est globale : elle s'applique à l'ensemble de tes revenus de capitaux mobiliers de l'année.
Quand le barème peut être plus intéressant ?
En règle générale :
- Si ta tranche marginale d'imposition (TMI) est de 0 % ou 11 %, le barème progressif peut te faire payer moins que les 12,8 % d'impôt de la flat tax.
- Si ta TMI est de 30 % ou plus, la flat tax est en général plus avantageuse.
Le barème ouvre aussi droit, pour les dividendes, à un abattement de 40 %, mais il fait perdre le côté forfaitaire. C'est un calcul à faire selon ta situation — et c'est typiquement le genre de décision où un professionnel peut t'aider.
Pourquoi c'est important pour tes placements
Comprendre la flat tax change ta façon de raisonner :
- Un rendement brut de 8 % en crowdlending ne « rapporte » pas 8 % net : après flat tax à 31,4 %, on est plutôt autour de 5,5 % net (hors défauts et retards de remboursement).
- À l'inverse, loger tes actions dans un PEA ou capitaliser via une assurance-vie permet, sous conditions de durée, d'échapper en partie à cette taxation. D'où l'importance de bien choisir ton enveloppe avant même de choisir ton placement.
Questions fréquentes
Pourquoi la flat tax est-elle passée de 30 % à 31,4 % ?
La part « impôt » (12,8 %) n'a pas bougé. C'est la CSG, l'une des composantes des prélèvements sociaux, qui est passée de 9,2 % à 10,6 % en 2026, portant la part sociale de 17,2 % à 18,6 %. Le total sur les revenus mobiliers atteint donc 31,4 %.
La flat tax s'applique-t-elle au Livret A ?
Non. Le Livret A et le LDDS sont totalement exonérés d'impôt et de prélèvements sociaux. La flat tax vise surtout les intérêts de placements non réglementés, les dividendes et les plus-values mobilières.
L'assurance-vie et l'immobilier sont-ils concernés par les 31,4 % ?
Non. L'assurance-vie, les PEL/CEL, les revenus fonciers (location nue) et les plus-values immobilières conservent des prélèvements sociaux à 17,2 %. Attention toutefois : les loyers d'une location meublée (BIC) suivent, eux, le nouveau taux de 18,6 %, dès les loyers 2025 déclarés au printemps 2026.
Comment choisir entre flat tax et barème progressif ?
La flat tax (31,4 % sur les revenus mobiliers) s'applique par défaut. Le barème progressif peut être plus avantageux si ta tranche d'imposition est faible (0 ou 11 %). L'option est globale sur l'année ; il faut comparer les deux scénarios avant de trancher.
Les gains en crypto sont-ils soumis à la flat tax ?
Pour les particuliers, les plus-values sur cryptomonnaies relèvent en général de la flat tax, désormais à 31,4 %, selon les règles en vigueur. La fiscalité crypto évolue régulièrement : vérifie les modalités de l'année en cours.
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