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Fonds euros ou unités de compte : où placer ton argent ?

Dans une assurance-vie, faut-il choisir la sécurité du fonds euros ou le rendement des unités de compte ? On t'aide à trouver le bon dosage.

Comprendre
Équipe Épargna3 min de lecture
Sommaire

Tu ouvres une assurance-vie et on te demande tout de suite : combien en fonds euros, combien en unités de compte ? Ce choix est le plus important de ton contrat, car il fixe ton niveau de risque et ton rendement espéré.

Les deux poches en un coup d'œil

Le fonds en euros : le coussin sécurisé

Le fonds en euros garantit ton capital : il ne peut pas baisser. Chaque année, les intérêts gagnés sont définitivement acquis (c'est l'effet "cliquet"). En contrepartie, son rendement est modeste, souvent autour de 2 à 3 % ces dernières années (indicatif). Face à l'inflation, ce rendement peine parfois à préserver ton pouvoir d'achat.

Les unités de compte : le moteur de performance

Les unités de compte (UC) sont investies sur les marchés : ETF actions, fonds, immobilier via des SCPI, etc. Leur potentiel de rendement long terme est bien plus élevé (historiquement autour de 6 à 8 %/an pour des actions, jamais garanti), mais leur valeur fluctue et peut baisser. Ici, pas de garantie du capital.

Comment choisir ton dosage ?

La règle de l'horizon

La question clé n'est pas "es-tu prudent ?" mais "dans combien de temps as-tu besoin de cet argent ?". Pour de l'argent utilisé dans 1 à 3 ans, le fonds euros est plus sage : tu ne veux pas qu'une baisse des marchés grignote ta mise juste avant de t'en servir. Pour de l'argent placé sur 10, 15 ou 20 ans, les UC prennent tout leur sens : le temps lisse les crises et fait travailler la performance.

Le rôle de ta tolérance au risque

Es-tu capable de voir ton contrat afficher -20 % une année sans paniquer et tout vendre ? Si oui, tu peux monter la part d'UC. Si une baisse t'empêcherait de dormir, garde une part de fonds euros plus importante. Le meilleur portefeuille est celui que tu gardes en cas de tempête, pas celui qui est théoriquement optimal mais que tu abandonnes au premier krach.

Un exemple d'allocation indicatif

Une approche répandue consiste à ajuster selon l'âge et le projet. Par exemple : un jeune investisseur avec un horizon lointain peut viser une majorité d'UC (par exemple 70/30 en faveur des UC) ; une personne proche d'un projet sécurise davantage (par exemple 70/30 en faveur du fonds euros). Ce ne sont que des repères, pas des règles universelles.

L'erreur classique à éviter

Tout mettre en fonds euros "par prudence"

Beaucoup de débutants placent 100 % en fonds euros en pensant "jouer la sécurité". Mais sur 20 ans, un rendement à peine supérieur à l'inflation peut faire perdre du pouvoir d'achat en réel. Rester 100 % sécurisé sur un horizon très long, c'est un autre type de risque : celui de ne pas faire fructifier son argent.

Tout mettre en UC juste avant d'en avoir besoin

L'erreur inverse est tout aussi coûteuse : placer en UC de l'argent nécessaire dans deux ans, puis subir une baisse au pire moment. La sécurité a toute sa place pour les objectifs proches.

Faire évoluer ton dosage dans le temps

Ton allocation n'est pas figée. Une pratique courante est de sécuriser progressivement en se rapprochant de l'objectif : plus la date approche, plus on transfère des UC vers le fonds euros pour cristalliser les gains. Certains contrats proposent une gestion pilotée qui fait ces arbitrages automatiquement selon ton profil, comme chez Goodvest ou Linxea.

Cet article est une information pédagogique et ne constitue pas un conseil en investissement personnalisé. Les unités de compte comportent un risque de perte en capital.

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